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Domaines & DNS

DNS : comprendre les enregistrements A, CNAME et MX

18 juin 2026 · Domaines & DNS
DNS : comprendre les enregistrements A, CNAME et MX

Vous avez acheté un domaine, souscrit un hébergement… et votre site ne s’affiche toujours pas. Entre les deux se cache une couche invisible mais fondamentale : le DNS, l’annuaire qui traduit les noms en adresses. Le comprendre, c’est cesser de subir ses mystères.

Le DNS, l’annuaire d’Internet

Les machines ne se parlent pas avec des noms mais avec des adresses IP (des suites de chiffres). Le DNS (Domain Name System) fait la traduction : quand un visiteur tape votresite.fr, son navigateur interroge le DNS pour obtenir l’adresse IP du serveur qui héberge le site. Tout cela en quelques millisecondes, à chaque visite.

Les enregistrements essentiels

Configurer un domaine, c’est éditer une zone DNS composée d’enregistrements. Les principaux :

  • A — associe le domaine à une adresse IPv4. C’est l’enregistrement de base qui pointe votre nom vers votre serveur.
  • AAAA — la même chose, mais pour une adresse IPv6.
  • CNAME — un alias : il fait pointer un sous-domaine (comme www) vers un autre nom plutôt que vers une IP. Pratique pour ne maintenir qu’un seul point de vérité.
  • MX — indique quel serveur reçoit les e-mails du domaine. Sans lui, pas de courrier.
  • TXT — du texte libre, utilisé pour prouver la propriété d’un domaine ou sécuriser l’e-mail (SPF, DKIM).

La propagation : pourquoi ça n’est pas instantané

Vous modifiez un enregistrement, et… rien ne change tout de suite. C’est normal. Les réponses DNS sont mises en cache partout — chez les fournisseurs d’accès, dans les navigateurs — pour une durée fixée par le TTL (Time To Live). Tant que ce délai n’est pas écoulé, l’ancienne valeur persiste. Une propagation peut ainsi prendre de quelques minutes à quelques heures. Astuce : abaisser le TTL avant une migration accélère le basculement.

Le piège du sous-domaine et du www

Une confusion classique : oublier de configurer www en plus du domaine nu, ou l’inverse. On utilise généralement un enregistrement A pour le domaine racine et un CNAME pour www, puis on redirige l’un vers l’autre pour éviter le contenu dupliqué.

À retenir

Le DNS traduit votre nom de domaine en adresse de serveur, via des enregistrements : A pour l’IP, CNAME pour les alias, MX pour l’e-mail, TXT pour la vérification. Un changement n’est pas immédiat à cause du cache et du TTL — anticipez la propagation. Maîtriser ces quelques lignes, c’est tenir les vraies clés de votre présence en ligne.